Harry Potter et la coupe de feu
Résumé
Le roman s'ouvre sur la « maison des Jeux du sort », dans le village de Little Hangleton. On y pénètre avec Frank Bryce, jardinier des Jedusor, les anciens propriétaires. Depuis la mort étrange de Mr et Mrs Jedusor et de leur fils Tom, la maison est laissée à l'abandon, sauf le jardin que Frank continue à entretenir pour un nouveau propriétaire, riche et inconnu de tous.
Or, en cette nuit d'août, dans ce manoir délabré, une lumière scintille. Frank sort une vieille clé et entre dans la maison où il surprend une conversation entre deux hommes : il y est question de sorcellerie, de magie, de Moldus et d'un certain Harry Potter. Le jardinier se retrouve alors face à la «chose» qui de son fauteuil, donne des ordres. D'horreur, de stupeur, il se met à hurler et tombe mort, foudroyé par un rayon vert. C'est à ce moment qu'à trois cents kilomètres de là, Harry Potter se réveille en sursaut. Il sait désormais que son ennemi de toujours, l'assassin de ses parents, le mage noir le plus puissant, celui qu'on hésite à nommer, Lord Voldemort en personne, reprend des forces et du pouvoir, animé d'un but précis : le tuer, lui, Harry Potter.
A partir de là, les adjuvants et opposants se mettent en place. Le lecteur suit Harry à Poudlard, l'école de sorcellerie où il poursuit son apprentissage. Il y retrouve Ron et Hermione, tous ses amis, ses professeurs mais aussi ses rivaux. Cette année, l'établissement est en émoi : on y organise le « Tournoi des Trois Sorciers », ajourné depuis sept cents ans. Cette compétition «amicale» réunit les trois écoles de magie les plus prestigieuses d'Europe. Poudlard doit élire son candidat ; Harry et ses amis, qui n'ont pas l'âge requis pour s'inscrire, suivent l'événement avec intérêt. C'est la Coupe de Feu qui, en juge impartial, choisit le nom des trois champions du futur tournoi. L'élection terminée, bravant les traditions, la coupe rougeoie à nouveau et projette hors des flammes un quatrième nom, celui du jeune Harry Potter. Erreur, imposture, piège ? Quoi qu'il en soit, la coupe est souveraine et Harry Potter participera bien au tournoi. Nouveau parcours initiatique en trois étapes où son endurance, son intelligence mais aussi sa générosité et sa force morale seront mises à l'épreuve.
La dernière tâche consiste à sortir d'un labyrinthe en s'appropriant le Trophée gardé par une araignée géante. Mais une ultime surprise et un dernier combat, le plus redoutable, attendent Harry Potter qui brusquement, se retrouve au pied de la tombe de... Tom Jedusor.
Critique
Devant l'immense succès de librairie, l'œuvre de Rowling a déjà été beaucoup analysée. On a souligné les influences diverses qu'évoquent ses romans : William Makepeace Thackeray, Lewis Carroll, voire John Ronald Reuel Tolkien et Le Seigneur des anneaux. Ici, il est juste, semble-t-il, de relever dès le début l'influence de Edgar Allan Poe : la maison « des Jeux du sort » et l'atmosphère qui y règne font songer à une autre demeure délabrée, la Maison Usher: « (...) j'étais passé seul, à dos de cheval, par un sentier du pays singulièrement sinistre, et à la longue je me trouvais, pendant que les ombres du soir descendaient, à portée de vue de la mélancolique Maison des Usher. Je ne sais pas comment cela eut lieu - mais, dès le premier coup d'œil sur l'édifice, une sensation d'obscurité insupportable envahit mon esprit.» (La Chute de la maison Usher, Poe). Il est certain qu'avec Harry Potter, l'auteur s'inscrit dans la tradition britannique du Fairy Tale, mélange de conte et de roman gothique.
La richesse du conte tient surtout à l'humour de la caricature et à l'imagination débridée de Rowling. Si on a peur, si les monstres sont vraiment monstrueux, si la mort rôde et frappe, on rit quand même beaucoup. Il y a d'abord un aspect ludique, gratuit, voire poétique : ainsi, la « grosse Dame » dans son cadre, sorte de concierge de Poudlard, qui ouvre la porte de la Tour si on lui donne le mot de passe, et qui parfois reçoit une amie, une dame d'un autre cadre ; la « pensine » aussi, aux reflets de lune, qui permet de se vider l'esprit quand il déborde de pensées et de souvenirs... Caricature sociale, aussi, avec le discours syndical d'Hermione qui veut créer le Front de Libération des Elfes de maison ; avec cette journaliste à la recherche de scoops pour la Gazette des Sorciers et dont « la plume de papote » rédige des articles mensongers qui influencent l'opinion. Mieux encore, satire de la "comédie humaine" qui dénonce les hommes tels qu'en eux-mêmes, aveuglés par le pouvoir et les passions. Tout cela avec la légèreté d'une écriture féminine qui s'amuse, en sortant gentiment les griffes.
Placé sous le signe symbolique du Feu, le conte est initiatique. A l'issue d'un combat contre le Mal, Harry va renaître, comme le phénix qui l'assiste dans l'épreuve. Il apprend que la solution à nos problèmes n'est pas dans les coups de baguette, fût-elle magique, mais en nous... Dans la «bravoure», dans l'amitié et la fidélité aussi. Il est des banalités toujours bonnes à rappeler à toute époque. Et puis encore, il y a ce professeur Dumbledore, si sage, si humain, si juste ; lui qui dit à Harry : « Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l'accepter et seule l'acceptation de la réalité peut permettre la guérison », et plus loin: « Endormir la douleur pendant quelque temps ne la rendra que plus intense lorsque tu la sentiras à nouveau ». Dumbledore psychanalyste ? Pourquoi pas. Après tout, les Détraqueurs que doit affronter Harry sont bien responsables de dépressions monstrueuses. Alors, Harry parle et « C'était un peu comme si on lui extrayait un venin du corps ».
Le conte s'achève sur un hymne à la volonté, à l'apprentissage et à la puissance du Verbe. À l'amitié entre les peuples également : « Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouverts les uns aux autres. » (discours final de Dumbledore)
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Le tournage
Le tournage de "Harry Potter et la Coupe de Feu" a débuté le 22 mars dernier, seulement 4 mois après les dernières prises du "Prisonnier d’Azkaban". Quelques détails du film sur lequel les produteurs restent encore bien discrets...
Tout s’est enchaîné aussi rapidement, car Daniel, Rupert et Emma ne devaient pas être trop grands (en âge bien sûr), ce qui n’aurait pas été crédible a l’écran.
Evidemment, les trois comédiens auraient pu être remplacés (ce qui a d’ailleurs été envisagé au départ) mais les producteurs ont préféré garder le même casting et ils ont ainsi commencé le tournage de la "Coupe de Feu" dans la foulée du "Prisonnier d’Azkaban".
Les fans ne s’en plaindront pas, mais pour les acteurs, les vacances auront été bien courtes ...
"Harry Potter et la Coupe de Feu" a posé nombres de problèmes à Steves Kloves, le scénariste. Notamment à cause de sa longueur (652 pages !). En effet le quatrième livre est pratiquement deux fois plus long que "le Prisonnier d’Azkaban" et "la Chambre des Secrets".
Pour adapter ce pavé, la prodution a d’abord envisagé d’en faire deux film, puis d’en faire un film de 4 heures.
Finalement, aucune de ses propositions n’a été acceptées. Steve Kloves, qui a aussi écrit les scénarios des trois précédents "Harry Potter", a donc eu pour consigne de rédiger un script de la même longueur que les précédents. Le film n’excédera donc pas les 2h30.
Ce qui veut dire que le scénariste à dû mettre de coté de nombreux événements du livre.
Certaines scènes ont donc dû être supprimées, comme pas exemple les scènes du livre où Harry passe un horrible été chez les Dursley, qui ne figureront pas dans le film. Vernon, Petunia et Dudley Dursley ne seront donc pas présents dans "la Coupe de Feu" au grand regrets des acteurs et surtout de Richard Griffiths (Vernon Dursley) qui a dit être "trés déçu" de ne pas faire partie de ce film et a énormément insité pour avoir avoir quand même une petite scène, mais sa demande a été rejetée.
Rassurez vous, malgré ces changements douloureux mais inévitables, "la Coupe de Feu" sera quand même bien fidèle au livre de J.K. Rowling.
Comme elle l’avait fait pour les deux précédents "Harry Potter", l’auteur à suivi de près l’adaptation de son roman, tous les changements ont donc ainsi été faits avec son approbation.
Par conséquent, le film ne trahira normalement pas le livre.
Casting complet
Réalisation : Réalisateur Mike Newell
Acteur(s) :
Harry Potter : Daniel Radcliffe
Hermione Granger : Emma Watson
Ron Weasley Rupert : Grint
Lord Voldemort : Ralph Fiennes
le professeur Albus Dumbledore : Michael Gambon
le professeur Severus Rogue : Alan Rickman
le professeur Alastor : Brendan Gleeson
Rubeus Hagrid Robbie : Coltrane
Rita Skeeter Miranda : Richardson
Madame Olympe Maxine : Frances de la Tour
Lucius Malefoy :Jason Isaacs
Sirius Black : Gary Oldman
Drago Malefoy : Tom Felton
Cho-Chang : Katie Leung
le professeur Minerva McGonagall : Maggie Smith
Fleur Delacour : Clémence Poésy
Cedric Diggory : Robert Pattinson
Bartémius Croupton : Roger Lloyd-Pack
Bartémius Croupton Jr. : David Tennant
Igor Karkaroff : Pedja Bjelac
Amos Diggory : Jeff Rawle
Viktor Krum : Stanislas Ianevski
Neville Londubat : Matthew Lewis
Seamus : Devon Murray
Crabbe : James Waylett
Goyle : Joshua Herdman
Dean Alfie Enoch
Fred Weasley : Oliver Phelps
George Weasley : James Phelps
Percy Weasley : Chris Rankin
le ministre de la Magie Cornélius Fudge : Robert Hardy
Mimi Geignarde : Shirley Henderson
Peter Pettigrew : Timothy Spall
Arthur Weasley : Mark Williams
Scénario, production :
Scénariste Steve Kloves
Producteur David Heyman
Production Warner Bros.
Equipe Technique :
Compositeur John Williams
Chef décorateur Stuart Craig
Producteur exécutif David Barron
Coproducteur Peter MacDonald
Tanya Seghatchian
Réalisateur de 2nd équipe Peter MacDonald
D'après l'oeuvre de Joanne Kathleen Rowling
Distribution :
Distribution Warner Bros.
, U.S.A.
Warner Bros. France
, France
Fleur Delacour
Cedric Diggory
Viktor Krum
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